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Le théâtre à Zakynthos - Etapes décisives
L'histoire du théâtre à Zakynthos fut marquée par
l'histoire de l'île. L'occupation des Vénitiens, des Français, des Anglais,
ainsi que les influences de la Grèce continentale formèrent ce qu'on appelle
aujourd'hui le "théâtre de Zakynthos". Ce texte ne traite pas de
l'histoire même du théâtre de l'île, mais des étapes décisives dans l'histoire
de la présence du théâtre à Zakynthos. Ces étapes décisives démontrent l'amour
des habitants de l'île pour le théâtre et les arts en général.
La première représentation théâtrale a été donnée
vers la fin du 16ème siècle, au Fort de l'île. Une femme de noble
famille, pour célébrer la victoire des Chrétiens contre les Turcs à la bataille
navale de Naupacte en 1571, a fait monté
les "Perses" d'Eschyle à l'idiome de Zakynthos.
Des sources démontrent que la première édition de
"Erofili" de Hortatsis a eu lieu en 1637 à Venise. L'œuvre originale
se trouvait en la possession d'un seigneur de Zakynthos, Philippe Kareris, fait
qui prouve que l'œuvre est probablement montée à Zakynthos.
En 1614, l'oeuvre "Eugénie" de l'écrivain
originaire de Zakynthos, Théodoros Montsélezé, est la première œuvre de
Zakynthos qui est publiée à Venise. Elle était écrite au dialecte de l'époque.
Ceci prouve que des activités théâtrales avaient lieu sur les îles ioniennes.
Vers 1750, le théâtre populaire de Zakynthos
(Omilies) naît. Durant cette période, on construit dans la ville du Fort le
premier théâtre de l'île. Il comptait 300 places et ferma en 1790, quand la
ville du Fort fut désertée. Jusqu'à la fin du 19ème siècle, plus de
dix théâtres ont été construits, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la
capitale de l'île.
Le dernier théâtre de Zakynthos, le Foscolos, a été
détruit par le terrible tremblement de terre de 1953.
Zakynthos, à part sa riche culture théâtrale, est
aussi l'île natale de grands écrivains d'œuvres de théâtre, comme Dimitrios
Gouzelis et Savoya Soumerli, qui sont deux des premiers auteurs comiques Grecs,
de Matessis, de Elisabeth Moutzan-Martinegou, de Grigorios Xénopoulos et de
Dionisios Romas, qui ont marqué par leurs œuvres le théâtre néohellénique.
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